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Libération - octobre 95

Libération
France - octobre 95

Paga 10 - " Confettis dans un océan de rizière, les chars s'égrènent comme une terre promise pour les sans-terre comme Shahazan. Visage émacié mangé par une barbe, muscles noueux, sourire rougi au bétel et gestes économes, il est l'archétypique du paysan bengali. Et son histoire celle de millions de sans-terre. Né sur l'île d' Hatiya, dans la Baie du Bengale, il avait 10 acres. L'érosion a avalé maison et rizière. Avec sa femme et ses sept enfants, Shahazan s'est fixé sur le char de Bhatirtek en 1985. D'autres ont perdu trois, cinq, dix fois, maison et lopin. Les sans-terre cultivent quelques années les chars, puis le fleuve ronge la terre conquise. Leur destin? "Rouler comme le limon" disent-ils. "
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Photographies Magazine - juillet/aoput 97

Photographies Magazine
France - Juillet-Août 97

Page 24 - " La Brahmapoutre défraie trop souvent la chronique par ses inondations aussi répétitives que catastrophiques et assassines au Bangladesh. Gilles Saussier observe depuis longtemps ces territoires mouvants et les populations aux regards fascinés au gré des humeurs fantasques du grand fleuve "
Vandaar - septembre 79

Vandaar
Pays-Bas
sept. 97

Page 19 - " Naresh Dash woont in het noorden van Bangladesh, in Chakua dorp, aan de oevers van de Boulairivier. Hijis visser. Hoe oud hijis weet hijniet. Lisa Moerland woont in Stavenisse, op het Zeeuwse eiland Tholen, vlakbij de Oosterschelde. Hijis gepensioneerd landarbeider en 83 jaar oud. "
Terre Sauvage - octobre 97

Terre Sauvage
France - octobre 97

Pages 76 à 90 - "Raz de marée, crues, cyclones, chaque année, la vie des hommes du Bangladesh se joue à la mousson. Six ans durant, Gilles Saussier a photographié et cherché à comprendre ce pays sans carte qui ne se lit que sur le visage de ses habitants. Carnets de route... Entre Gange et Brahmapoutre, neuf millions d'hommes sous la mousson."
L'Humanité - septembre 98

L'Humanité
France - Sept. 98

Page 36 - " Au Bangladesh, plus de 5 millions de personnes peuplent les îles fluviales des trois principaux fleuves, le Gange, le Brahmapoutre et la Meghna, et les terres nouvellement émergées à l'embouchure du delta. Formées de sable et de limon et remodelées par les courants pendant chaque mousson, ces îles (char en bengali) sont particulièrement précaires. Au plus fort de la saison des pluies, quelques jours suffisent parfois pour dissoudre en totalité un char de plusieurs centaines d'hectares.
Les Inrockuptibles - sept. 98

Les Inrockuptibles
France - sept. 98

Page 62 " Lassé d'être un newsreporter trimballé de par le monde d'une catastrophe naturelle à une guerre civile, Gilles Saussier a eu la démarche courageuse et exemplaire de retourner dans le delta du Bengale où il état allé "couvrir" le cyclone de 1991. Il s'est attaché aux habitants âgés du delta et a choisi de les interviewer et d'en faire le portrait - gros plans bien serrés, lumière dorée - afin de confronter le destin des rides non seulement à leur vécu mais aussi au paysage ambiant. Un projet à mi-chemin du documentaire et de l'art contemporain totalement réussi. "
Le Monde Diplomatique - decembre 98

Le Monde Diplomatique
France - decembre 98

Pages 16 et 17 - " Une calamité est-elle naturelle ? La question se pose après les récents désastres causés par le cyclone Mitch en Amérique centrale. Comme elle s'est posée en septembre dernier lors des grandes inondations du Bangladesh. En cas de réchauffement climatique, provoqué par la pollution, les calottes polaires fondraient partiellement et ce pays verrait une partie de son territoire disparaître sous les eaux. En particulier les marges du delta, là où la terre coule mélangée à l'eau et où chaque flot est une promesse de terre à venir, chaque île un dépôt de limon à reprendre. "

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Samachar - decembre 98

Samachar
Pays-Bas - decembre 98

"As reported previously by Bangladesh People Solidarity Center, on December 12, 1996, hundreds of people on trawlers, armed with bamboo sticks and wooden spears moved into Char Lota, a small island at the jonction of two rivers near the bay of Bengal, where landless peasants had erected a new settlement of shacks in the middle of 1996. Mobilised by a key politician from the adjacent locality and other landgrabbers, the aggressors set out to eject the landless from the island and completely destroy their settlements. They mercilessely beat up whoever came in their way and serially burnt down 531 huts.
Vandaar - septembre 97

Affamé de justice / Bulletin de FIAN
Allemagne - Fev. 99

Page 12 - "FOOD FIRST, Institute for Food and development policy in San Francisco (www.foodfirst.org) has recently published the second edition of its book ‘World hunger, 12 myths’. This book debunks the myths around hunger that prevent us from taking action to end hunger effectively. Among them, the myth explaining that Nature is to blame for famine. Reality: it is easy to blame nature. Human-made forces are making people increasingly vulnerable to nature’s vagaries. Millions live on the brink of disaster in South Asia, Africa and elsewhere, because they are deprived of land by a powerful few, trapped in the unremitting grip of debt, or miserably paid. Natural events rarely explain deaths; they are simply the final push over the brink’."
La Croix - Juillet 99

La Croix
France - Juillet 99

" Kanja Mainuddin Chisti a quatre fils, elle est veuve depuis quatre ans. Elle et son mari avaient un acre et demi de terre. Depuis la mort de celui-ci, elle n'a plus rien. Pendant six mois, elle est restée immobile sous un banyan. A Dashmina, on dit que la force spirituelle qu'elle a acquise alors lui permet désormais de soigner les gens. En attendant, c'est elle qui est malade et pour l'instant, elle vit provisoirement chez Dolly. Avec son mari, Ali Akbar, médecin du village, le docteur Dolly Khan a l'habitude d'accueillir chez elle un nombre impressionnant de malades, généralement victimes de dysenteries ou de maladies des voies respiratoires. "
La Croix - Juillet 99

La Croix
France - Juillet 99

" Tout près des berges, les buffles affleurent à la surface de l'eau, échine et cornes émergées, corps au frais. Autour d'eux, le miroir gris du fleuve s'étale à l'infini, immense flaque entre terre et ciel où les barques flottent comme sur un nuage.
L'eau est opaque, lourde limon. Le bateau glisse en douceur, le temps est comme suspendu. Tout au plus, quelques cris d'enfants jouant au bord du fleuve. C'est avril dans la baie du Bengale, l'eau n'est pas encore trop haute, la terre donne, et personne ne pense pour l'instant aux crues ni aux cyclones qui, plus tard, cet été peut-être, risquent de détruire en quelques heures ce que les hommes auront mis tant de saisons à construire. "
Animan - Mai/Juin 2000

Animan
Suisse - Mai/Juin 2000

"Au plus fort de la saison des pluies, quelques jours suffisent parfois pour dissoudre en totalité un char de plusieurs centaines d’hectares. Sur la Jamuna, portion du Brahamapoutre qui traverse le Bangladesh, l’espérance de vie d’un char est de 5 à 30 ans. Plus que les hautes crues, sources de dégâts pour les récoltes et les habitations, mais ne causant que rarement des pertes de vies humaines, les paysans des chars redoutent les conséquences de l’érosion. Qui se couche à la nuit solide propriétaire terrien peut se réveiller à l’aube paysan sans terre. "La rivière emprunte un chemin puis l’abandonne, c’est le jeu de la rivière" aiment à rappeler les habitants des chars."
Des Territoires en Revue - Printemps 2000

Des Territoires en Revue
France - Printemps 2000

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Le Monde - Juin 2000

Le Monde
France - Juin 2000

"Rentré en France, Gilles Saussier dit préferer "l’ici-bas jardinier au partout nulle-part du reporter". Il poursuit un travail sur la vallée de l’Epte: "en rempotant des personnages de la tête au pieds dans les paysages qu’ils façonnent, j’essaie de recréer un pays, et peut-être une population, le socle topographique d’un peuple". Marc Pataut fait de même avec les paysans de la région de Tulle (le Monde du 5 mai 2000). Patrick Faigembaum dans un quartier de Barcelone. Et Yto Barrada à Tanger..."
(© Michel Guerrin).

Consultez aussi l'article "les stéréotypes visuels de la guerre en Afghanistan", dans LE MONDE du 15 novembre 2001.